Suivre l’évolution de la biodiversité sur un territoire n’est pas facile. Le choix qui a été fait sur le bassin est de procéder à des inventaires de certaines espèces ou types de milieux représentatifs d’un bon état écologique des cours d’eau. Réalisées en 2006, ces études présentent un état des lieux assez poussé de la situation. Il faut maintenant déterminer à quel pas de temps ces inventaires doivent être mis à jour pour avoir une idée de l’évolution de la situation et mettre en place des mesures conservatoires. Ces éléments seront très certainement évoqués lors de la concertation pour la Révision du SAGE.
Cartographie de la végétation de l’espace de liberté des cours d’eau : (voir le document)
Cet état des lieux, concernant les caractéristiques des habitats fluviaux de la Drôme, constitue un élément essentiel de l’observatoire mis en place. L’objectif est, dans les années à venir, de reconduire cette étude afin de quantifier et localiser l’évolution des habitats fluviaux. La cartographique de la végétation a été réalisée par interprétation des photos aériennes couleur de l’IGN. Elle couvre l’ensemble des berges de la rivière Drôme sur 108 km de linéaire et son principal affluent, le Bez, sur 8 km.
Inventaire des zones humides et des plans d’eau : (voir le document)
Les objectifs de cet inventaire sont :
Cette étude constitue un préalable à la mise en œuvre des orientations fondamentales du SDAGE concernant la préservation des milieux naturels humides.
Inventaire des rhopalocères et odonates (papillons et libellules) : (voir le document)
Cet état des lieux innovant est basé sur une analyse des données existantes au sein des différentes bases de données naturalistes. La pression d’observation et la richesse spécifique ont été analysées par commune du bassin versant ainsi que l’intérêt patrimonial de chaque espèce par rapport aux statuts de protection, listes rouges et conventions européennes. Ainsi, il a été constaté l’absence de Maculinea telejus, rhopalocère d’enjeu patrimonial prioritaire dans la zone, sur un site où l’espèce était présente les années précédentes. Il est donc important d'amorcer une gestion conservatoire favorisant l’espèce sur ces sites. A contrario, une nouvelle population de Coenagrion caerulescens a été découverte.
Suivi de l’avifaune : (voir le document)
A partir d’un comptage d’espèces ciblé sur le linéaire de la Drôme les objectifs étaient :
- Estimer le degré de menace pesant sur les populations aviennes à partir des informations récoltées sur l’habitat.
- Déterminer les effectifs et la répartition des 8 espèces choisies sur 41 sites répartis sur les secteurs remarquables de la Drôme et de ses affluents.
- Décrire les sites étudiés.
Au niveau de la Réserve Naturelle des Ramières et de la confluence Bez-Drôme, un Inventaire des espèces présentes sur deux sites remarquables a permis d’évaluer le niveau de vulnérabilité des populations en mesurant et en analysant leur répartition, de réaliser le suivi des espèces occupant le lit mineur des sites étudiés et de déterminer un indice d’abondance par espèce présente.
Suivi piscicole : (voir le document)
Cette étude a pour objectif de faire un bilan de la présence et de la répartition sur le bassin de la Drôme et du Haut-Roubion, de quatre espèces à haute valeur patrimoniale : l’anguille, le barbeau méridional, la truite fario et l’écrevisse à pieds blancs.
Elle établit un diagnostic sur la situation de ces populations et leurs évolutions, en analysant conjointement la répartition actuelle, la répartition historique, ainsi que les sources connues de dégradations, en tenant compte du potentiel naturel des cours d’eau. Elle conclut par des préconisations à mettre en place sur différents secteurs du bassin versant.
Faune benthique et qualité : (voir le document)
Cette étude évalue la qualité des milieux au niveau de 19 stations de la Drôme et ses affluents à partir d’indicateurs combinés que sont les Indices Biologiques Globaux Normalisés (IBGN) et des analyses physico-chimiques des eaux. La démarche physico-chimique consiste à caractériser les perturbations du milieu, par leurs causes, en l’occurrence la présence d’éléments polluants. La démarche biocénotique vise à caractériser les perturbations par leurs effets sur les invertébrés vivants au fond de la rivière (larves d’insectes, mollusques, crustacés…). C’est aussi une démarche plus globale qui traduit à la fois les caractéristiques de l’eau et du substrat. Ce suivi a été basé sur les invertébrés dans la mesure où ils constituent de bons indicateurs de la qualité globale de l’écosystème aquatique. L’IBGN a été choisi pour sa simplicité de mise en œuvre et d’exploitation ainsi que pour la possibilité de comparer les résultats à des campagnes antérieures.
Les autres outils de gestion à disposition
Ces outils ne font que compléter d’autres observatoires en place ou en cours qui seront utilisés pour le suivi du bassin versant :
La base hydrologique de la DIREN : Avec des piézomètres de nappe à Grâne et Eurre mais également des mesures de débits à Saillans et Luc-en-Diois.
Les suivis de la qualité : Deux observatoires de la qualité physico-chimique des cours d’eau se mettent en place au niveau du Département. Il s’agit des réseaux de contrôle opérationnel et de surveillance (RCO/RCS) de l’Agence de l’Eau et de l’observatoire de la qualité de l’eau du Conseil Général.