Les actions


Les plantes invasives - Définition


Définition :
Une espèce invasive ou espèce envahissante est une espèce vivante exotique, introduite volontairement ou non, qui se développe si rapidement qu’elle concurrence les espèces locales voire participe à leur régression. Ce phénomène est d’autant plus rapide que le milieu est ouvert et peu concurrentiel (berges aménagées, zones humides, prairies calcaires… ). Elle devient ainsi un agent de perturbation nuisible à la biodiversité autochtone des écosystèmes naturels ou semi naturels parmi lesquels elle s’est établie. Les phénomènes d'invasion biologique sont aujourd'hui considérés par l'ONU comme une des grandes causes de régression de la biodiversité, avec la pollution et la dégradation des écosystèmes, leur fragmentation écologique et la chasse/pêche/surexploitation de certaines espèces.

Lutte :
Le moindre fragment de plante invasive peut reconstituer un nouveau plant, la gestion de ces peuplements est donc délicate. Seuls des organismes spécialisés maîtrisant les risques liés à ces modes de gestion peuvent intervenir.
A l'heure actuelle, beaucoup de pistes sont étudiées mais peu de méthodes alliant efficacité et faisabilité économique se sont clairement démarquées.
Les moyens de lutte les plus efficaces demeurent la prévention et la sensibilisation afin de lutter très tôt en amont, lorsque ces espèces sont présentes mais qu’elles ne prolifèrent pas encore. L’action d’élimination peut alors être efficace pour des petits foyers d’invasion.
La surveillance et la gestion des peuplements sont nécessaires, même si elles peuvent entraîner des coûts importants.

L’utilisation de produits chimiques comme les herbicides doit être absolument évitée. En effet, non seulement ils se révèlent inefficaces face à la résistance de ces espèces, mais, en faisant disparaître les espèces indigènes et en dégradant la qualité de l’eau, ils produisent l’effet inverse de celui recherché.
Une lutte biologique est également envisageable, avec l'introduction d'organismes tels que parasites, prédateurs… qui contrôlent naturellement les espèces invasives dans leur zone d'origine. Cependant cette technique présente un risque fort d'introduire une nouvelle espèce invasive.
Dans la plupart des cas, la restauration d’une ripisylve diversifiée et adaptée (espèces autochtones) accompagnée d’une lutte mécanique sera primordiale pour une efficacité à long terme sur les berges des cours d’eau.

Comment pouvons-nous tous agir ?
La prévention de la propagation de ces espèces est l’affaire de tous et tout le monde peut y participer.

Ce qu’il faut absolument éviter de faire :
introduire des espèces invasives dans les milieux (particuliers, paysagistes, apiculteurs, collectivités territoriales…).
acheter dans des jardineries des plantes exotiques sans informations préalables.
propager ces espèces (embarcations, vidanges d’aquariums, rejets en milieu naturel).
dégrader les milieux (remblais, drainage, destruction de ripisylve, etc.) car cela favorise la colonisation de ces espèces.
utiliser des herbicides : ces produits contaminent l’eau et les nappes souterraines et provoquent l’effet inverse de celui recherché en favorisant les espèces invasives souvent plus résistantes que les espèces indigènes.

Ce qui est conseillé :
Jeter à la poubelle les plantes d’aquarium dont vous souhaitez vous débarrasser et rejeter l’eau dans l’évier sans fragment de plantes.
Prévenir vos collectivités locales et/ou une association de protection de l’environnement si vous découvrez ces espèces près de chez vous.




Renouée du Japon