Usages et prélèvements :
(extrait étude bilan ASCONIT, GEO+Contrechamp)
- En eaux souterraines :
La pression quantitative sur la ressource en eaux souterraines est difficile à connaître précisément en raison du manque de données. Les fichiers redevance de l’Agence de l’Eau donnent une vision partielle des plus gros prélèvements (soumis donc à redevance), mais ont l’intérêt d’être suivis dans le temps. L’eau potable est le principal usage des eaux souterraines.
| Eaux souterraines (Mm3) | 1997 | 2004 | Évolution 1997-2004 |
|||
| Distribution publique | 4,33 | 53,9% | 5,21 | 61,3% | 0,88 | 20% |
| Industrie | 1,37 | 17,0% | 0,8 | 9,4% | -0,57 | -42% |
| Agriculture | 2,34 | 29,1% | 2,48 | 29,2% | 0,14 | 6% |
| Total eaux souterraines | 8,04 | 100,0% | 8,5 | 100,0% | 0,46 | 6% |
Prélèvements en eaux souterraines 1997 – 2004 (fichiers redevance AERMC)
La tendance globale montre une augmentation des prélèvements, sans doute sous-estimée. En effet, les déclarations de prélèvements agricoles enregistrées par la DDAF en 2006 (qui par contre surestiment les volumes effectivement prélevés), se montaient à 7.5 Mm3. L’augmentation des volumes de la distribution publique correspond globalement aux besoins des nouveaux arrivants (entre 3 000 et 4 000 personnes en plus sur le territoire) et compense de plus la très légère baisse des prélèvements en eau superficielle pour ce même usage. A noter la forte baisse des prélèvements industriels (carriers et industries du béton en particulier, l’industrie agro-alimentaire et l’entreprise Héro restant le plus gros préleveur).
- En eaux de surface :
La vision partielle des fichiers redevance de l’Agence de l’Eau montre que l’agriculture représente de loin le 1er usage des eaux superficielles. Les prélèvements globaux paraissent en légère augmentation, avec dans le détail des situations différentes selon les secteurs du bassin. Les prélèvements agricoles dans les cours d’eau de l’aval du bassin ont, par exemple, fortement baissé en parallèle du gel des surfaces irriguées par les eaux superficielles.
| Eaux superficielles (Mm3) | 1997 | 2004 | Évolution 1997-2004 |
|||
| Distribution publique | 0,5 | 8,1% | 0,27 | 4,2% | -0,23 | -46% |
| Industrie | 0,26 | 4,2% | 0,06 | 0,9% | -0,2 | -77% |
| Agriculture | 5,44 | 87,7% | 6,1 | 94,4% | 0,66 | 12% |
| Total eaux superficielles | 6,2 | 100,0% | 6,46 | 100,0% | 0,26 | 4% |
Prélèvements en eaux superficielles 1997 – 2004 (fichiers redevance AERMC)
L’agriculture et le SAGE :
L’agriculture irriguée occupe une place importante dans la basse vallée de la Drôme.
Entre les années 1970 et 1990, la modification des pratiques culturales a engendré une très forte augmentation de la demande en eau pour l’irrigation, essentiellement sur la partie aval du bassin versant (zone où se concentrent les exploitations productrices de maïs, très demandeuses en eau sur la période où la rivière va connaître les étiages les plus sévères). Le débit de pompage représente aujourd’hui 1,5 m3/s, soit une valeur supérieure au débit d’étiage de la Drôme en année sèche.
L’importance de ces prélèvements va avoir de graves conséquences sur le milieu naturel, participant fortement aux assecs complets de la rivière de ses dernières années (2003, 2004) et alimentant les conflits d’usages avec les autres utilisateurs de la rivière (pêcheurs, naturalistes….).
Pour faire face aux graves situations de crise où la Drôme est asséchée à Livron, sous l’effet conjugué des pompages agricoles et des infiltrations naturelles, agriculteurs, élus, usagers se sont engagés dans une gestion collective de la ressource afin de pouvoir anticiper et prévenir d’éventuelles crises.
Il a été mis en place un dispositif global s’appuyant sur :
Si de gros efforts ont déjà été réalisés par les collectivités mais aussi par le monde agricole, la réflexion sur le partage et l’utilisation de la ressource, mais aussi la recherche de ressources alternatives ou complémentaires, doit être largement poursuivie.