Retours sur les journes de prsentation de la stratgie eau drme, saurons-nous tre sage ?


En savoir +

Les actions

Le transport solide

Les secteurs en exhaussement et zones d’atterrissement ponctuel

Si une grande partie du linéaire de la Drôme et de ses affluents connait un phénomène d’incision, certains secteurs localisés connaissent un exhaussement.

En effet, un changement de la morphologie du lit (élargissement, rupture de pente, ou la présence d’obstacles au transport solide) crée des zones où la rivière dépose les matériaux qu’elle transporte, entrainant ainsi une remontée du niveau du lit.

Ce phénomène est particulièrement remarquable en amont de l’éboulement du Claps. Cet éboulement spectaculaire a totalement obstrué le lit de la Drôme, créant un lac en amont. Ce barrage a également stoppé complètement le transport solide, entrainant le comblement complet du lac et un engravement important de la plaine. Le transit est ici complètement bloqué est nécessite le curage régulier des pièges à graviers mis en place.

Sur un secteur en déficit global de matériaux, des atterrissements ponctuels peuvent également se former dans le lit. Ceux-ci vont se végétaliser, se stabiliser et ne plus être mis en mouvement par les écoulements normaux et les crues de faibles intensités.

Ces atterrissements vont parfois être la cause de désordre sur les berges et les digues, en déviant le courant vif de la rivière vers celles-ci, mais ils restent cependant un phénomène normal de respiration de la rivière. Il convient tout de même d’éviter une fixation trop importante de ces atterrissements en menant des opérations d’entretien visant à éliminer la végétation et à déstabiliser les matériaux.


Une étude géomorphologique sur la Drôme

Le transport solide fait partie des priorités du territoire depuis 20 ans. Si les extractions ont cessées, le lit retrouve lentement un équilibre sédimentaire. Ce retour à l’équilibre étant irrégulier sur l’ensemble du linéaire de la Drôme et de ses affluents, une étude, lancée en 2011 par le SMRD et confiée au bureau d’études Artélia, doit préconiser des pistes de gestion à l’échelle du bassin versant. Restauration morphologique, gestion du transport solide et de la végétation sont autant d’actions qui devraient permettre d’améliorer le fonctionnement des cours d’eau. Les résultats sont attendus courant 2014.

Saillans 1999, reboiséSaillans 1883, zone d'érosion
Saillans 1999, reboiséSaillans 1999, entièrement reboisé